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    <title>LinuxMAO.org : les nouvelles</title>
    <description>Éditoriaux, sorties et nouvelles versions de logiciels musicaux, des distributions orientées MAO, ateliers de MAO sous GNU/Linux, ...</description>
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      <title>Logo du flux</title>
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    <pubDate>Tue, 21 Jul 2026 20:08:50 +0000</pubDate>
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    <author>info@linuxmao.org</author>
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    <item>
      <title>Éditorial de juillet 2026</title>
      <description><![CDATA[<br />
J'ai un frère audiophile.<br />
C'est une passion dévorante qui l'a amené à changer régulièrement de matériels depuis son adolescence.<br />
C'est une passion coûteuse car les montées en gamme ont un prix dont l'accroissement est souvent exponentiel, dès que l'on franchit un nouveau seuil de qualité ou de technologie.<br />
Il vient de se faire livrer une configuration (l'ultime, prétend-il), exclusivement fabriquée sur commande au Danemark, dont le coût avoisine celui d'un véhicule de luxe.<br />
<br />
Je ne partage que très modérément cet engouement mais j'ai tout de même un souvenir audio qui restera gravé dans ma mémoire.<br />
Nous sommes au tout début des années 80, à Dunkerque. Un pote m'a embauché pour une quinzaine de jours pour l'assister sur un chantier du bâtiment. Nous logeons, hors saison, dans un hôtel de bord de mer. L'automne est doux et ensoleillé.<br />
Le copain, qui a quelques moyens, vient de faire l'acquisition d'un de ces nouveaux balladeurs à K7 japonais, un Walkman (l'original).<br />
Il se lève plus tard que moi et j'en profite, chaque matin, pour lui piquer l'appareil, avec une bonne K7, et aller déambuler sur l'immense plage, au pied de l'hôtel, sous le soleil levant.<br />
Ce fut un choc de découvrir que ce minuscule dispositif, avec ses écouteurs super légers, produisait un son équivalent, voire meilleur que celui que dispensaient, à la maison, nos monstrueuses chaînes hifi flanquées de leurs baffles surdimensionnés. Et puis c'était une expérience troublante que de se trouver au petit matin sur une plage déserte, libre de ses mouvements et silencieux pour l'extérieur mais toujours accompagné d'un flot musical à volume constant.<br />
<br />
Bien sûr ce souvenir date de presque 50 ans et paraîtra sans doute anodin à beaucoup d'entre vous, à l'ère du smartphone.<br />
Mais le fait de pouvoir emmener partout sa musique, avec une qualité audio satisfaisante, avec ses propres programmations, tout en restant discret dans son environnement me semble, encore aujourd'hui, avoir été un tournant majeur dans les modes de diffusion du son.<br />
L'audio était devenue nomade et individuelle. La K7 a quasiment disparu au profit d'autres supports, d'autres machines, mais ce mode de consommation solitaire reste d'actualité. Il y eut bien un avant et un après, donc.<br />
<br />
Aussi, si vous mixez vos productions cet été, pensez au promeneur automnal et solitaire de la plage de Dunkerque...<br />
Merci.<br />
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<br />]]></description>
      <pubDate>Fri, 10 Jul 2026 06:50:00 +0000</pubDate>
      <link>https://linuxmao.org/article482-Editorial-de-juillet-2026</link>
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    </item>
    <item>
      <title>Éditorial de juin 2026</title>
      <description><![CDATA[<br />
<br />
Aux beaux jours, sous la halle de mon village, le patron du pub irlandais organise les jeudis, vendredis et samedis soirs, des animations festives dont, majoritairement, des concerts.<br />
Un peu de tout, du folk au rap, en passant par le jazz ou la pop.<br />
Lorsque j'ai l'occasion d'y assister, les souvenirs remontent.<br />
<br />
Ces journées qui débutaient, de bon matin, par la location d'un utilitaire. Parfois seul, uniquement accompagné d'un stress grandissant, parfois en duo, lorsque l'un des musiciens venait partager ses bouffées d'angoisse tout en affectant la décontraction.<br />
Venait ensuite un long trajet, si possible vers une banlieue paumée, pour aller charger le matériel audio chez un loueur de sonorisation. Deux baffles, deux retours, une console, deux amplis de puissance, quelques micros avec leurs perches puis tout le câblage, en tentant de ne surtout pas oublier le raccord dont l'absence se révèle toujours à la dernière minute et sans lequel le chanteur restera muet.<br />
Allégé de mon second chèque de caution, débutait alors la tournée des zicos et la manutention du matériel de chacun. Certains d'entre nous avaient leurs petites coquetteries. Un guitariste qui se contentait, en répétition, du petit ampli combo du local mais ne jouait en public que sur son ampli trois corps avec rack d'effets, dont le poids total excédait les 100 kilos. Souvenirs attendris des batteurs dont l'instrument démonté occupait la moitié du volume du fourgon, dans un enchevêtrement inextricable de pieds et de perchettes chromés.<br />
Puis nous découvrions le local, bistrot, salle privée, salle des fêtes où, la plupart du temps, rien n'avait été prévu pour y accueillir un groupe de rock. La tension entre nous montait alors d'un cran supplémentaire et il fallait surveiller l'un ou l'autre, qui préférait se jeter sur les boissons à volonté en guise d'anxiolytique, plutôt que d'installer et de tester son matos.<br />
Durant cette phase, il n'était pas rare de devoir jouer du fer à souder aussi je n'oubliais jamais ma précieuse trousse de secours, tournevis, pinces, décapant et soudure, qui nous aura sorti de bien des ornières.<br />
En fin d'après-midi, venait le temps des balances. Aucun d'entre nous n'avait la formation adéquate si bien que la prise en main de la sono, de sa connectique, la familiarisation avec les possibilités de la table de mixage, les réglages des retours, étaient autant d'énigmes qu'il s'agissait de résoudre en un temps très, très limité.<br />
Le trac atteignait alors des sommets et il n'était pas rare que le ton monte dangereusement entre l'un et l'autre, menaçant la bonne tenue de la prestation voire l'avenir de notre formation. Le degré d'alcoolémie, monté en flèche faute de "avec modération", n'apaisait en rien l'humeur des diablotins qui, désœuvrés en raison de leur incompétence ou de leur désintérêt pour la sonorisation, tournaient en rond du pack de bières aux clopes enchaînées sur le seuil, en se chamaillant généreusement.<br />
Rassembler la troupe éméchée pour les tests de balance n'était pas non plus une sinécure. Enfin, en début de soirée, tout le monde se trouvait miraculeusement fin prêt, chacun traquant à sa manière mais essayant de n'en rien laisser paraître, "même pas peur !".<br />
<br />
Voilà où j'en suis de mes rêveries tandis qu'attablé sous la halle, j'écoute trop distraitement mon amie Lili interpréter son répertoire, son accordéon rouge en bandoulière.<br />
À observer la jubilation qui illumine son regard, je sais bien que même les galères, dont le souvenir est revenu me hanter, ne pourront jamais effacer la joie de ces instants de partage.<br />
Ce bonheur, fugitif comme tous les bonheurs, la musique nous permet de l'approcher parfois.<br />
<br />
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<br />]]></description>
      <pubDate>Mon, 08 Jun 2026 17:41:00 +0000</pubDate>
      <link>https://linuxmao.org/article481-Editorial-de-juin-2026</link>
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    </item>
    <item>
      <title>Éditorial de mai 2026</title>
      <description><![CDATA[<br />
<br />
Eh bien non, je n'ai pas rêvé.<br />
J'ai cherché confirmation sur la toile et cette info, entendue distraitement sur une radio publique, a bien été recoupée.<br />
La star américaine Taylor Swift a bel et bien déposé un brevet pour protéger sa voix des tentatives de récupération et d'exploitation par l'IA.<br />
Alors, on en est là ?<br />
Guitaristes, pianistes, vous allez devoir faire breveter index, pouces, majeurs annulaires ou auriculaires pour vous protéger du plagiat.<br />
Batteurs, vous ferez breveter vos deux pieds, vos bras, biceps, triceps, tibias et péronés afin de garantir la protection de vos interprétations.<br />
Souffleurs, pensez à déposer votre colonne d'air, vos bronches, langues et poumons. Jusqu'à vos lèvres, amis trompettistes et autres trombones.<br />
Que dire des violonistes, violoncellistes, altistes, contrebassistes qui ne sauront choisir entre breveter épaule, coude, avant-bras, pouce, index droits plutôt que poignet ou doigts de leur main gauche ?<br />
Joueurs de triangle, garantissez bien l'exclusivité de vos pouces et index.<br />
Et quand chacun de nous aura breveté le plus insignifiant de ses muscles, la plus minime de ses articulations, que ferons nous de nos voix qui, elles, sont tout à fait uniques ?<br />
Déposerons-nous 9 milliards de brevets, sachant que même le timbre le plus ingrat pourrait être traité par IA et engendrer un tube planétaire, à l'insu du propriétaire de l'organe ?<br />
Je vous laisse réfléchir, n'ayant pas de réponses.<br />
Tout ceci me procure un léger vertige et nous n'en sommes qu'aux prémices.<br />
Cependant, si le but était d'amasser un petit pécule par le biais de la musique, l'idéal serait sans doute d'investir ses quelques économies en prenant des participations au sein des entreprises qui auront en charge, dans ce futur cauchemardesque, la gestion des brevets...<br />
Mais rassurons nous. Il semble que, dans notre beau pays, il soit, pour le moment, impossible de faire breveter sa voix.<br />
Si donc, au hasard de vos prochaines écoutes, il vous semble percevoir une voix familière, des intonations et accentuations qu'il vous semble avoir toujours connus, vous découvrirez peut-être qu'un malfaisant s'est approprié votre timbre...<br />
<br />
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<br />]]></description>
      <pubDate>Thu, 07 May 2026 06:58:00 +0000</pubDate>
      <link>https://linuxmao.org/article480-Editorial-de-mai-2026</link>
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    </item>
    <item>
      <title>Éditorial d'avril 2026</title>
      <description><![CDATA[<br />
<br />
<br />
<br />
Comment conquérir la planète ?<br />
Comment, à partir d'un crayon et d'une feuille de papier, d'une guitare ou d'un piano, faire de ses chansons des standards universels ?<br />
Comment entrer dans l'histoire avec ses rythmes et ses mélodies ?<br />
Comment, parti d'une ville de province, être reconnu où que l'on se trouve sur terre ?<br />
<br />
Vous trouverez peut-être une amorce d'explication si, comme moi, vous visionnez l'excellent documentaire "Les Beatles et leurs débuts à Hambourg", disponible sur Arte.<br />
De très jeunes hommes, au tout début des années 60, font plusieurs allers-retours en minibus entre les clubs de Liverpool et ceux du quartier chaud de Hambourg.<br />
Logés dans un cinéma désaffecté, ils se produisent, parfois jusqu'à 10 heures par jour, devant un public d'ivrognes, de bagarreurs et de prostituées.<br />
John Lennon dira qu'il n'y eut pas de meilleure école pour un musicien.<br />
<br />
Bien sûr, les temps ont changé. La recette de ce succès n'est pas reproductible.<br />
Si le talent en est indéniablement l'ingrédient principal, si le travail et l'expérience en sont des composantes essentielles, il ne faut pas pour autant négliger le contexte historique qui voyait naitre une musique inédite, destinée à une jeunesse en quête de représentants, révoltée face à la faillite des valeurs anciennes qui avaient à deux reprises conduit l'occident à la guerre.<br />
Et, sans doute, une bonne dose de chance, le hasard favorable de quelques précieuses rencontres qui ont fait que le plomb s'est transformé en or à ce moment précis de l'histoire.<br />
<br />
Alors non, nous ne sommes pas des Beatles !<br />
Nous poursuivons notre travail devant nos écrans, en toute modestie, uniquement mus par l'ambition de perfectionner notre pratique jour après jour.<br />
La conquête de la planète attendra...<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
<br />]]></description>
      <pubDate>Tue, 07 Apr 2026 07:23:00 +0000</pubDate>
      <link>https://linuxmao.org/article479-Editorial-d-avril-2026</link>
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    <item>
      <title>Éditorial de mars 2026</title>
      <description><![CDATA[<br />
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<br />
Durant les tempêtes du mois de janvier, je me suis trouvé privé d'électricité pendant 3 jours.<br />
Bah, j'avais sous la main une vieille guitare acoustique, des bougies et un antique transistor à piles, j'allais survivre.<br />
La punition n'était pas trop sévère, hormis le manque d'eau chaude, aussi rapidement épuisée que les batteries de téléphones portables.<br />
Bien sûr, plus d'internet puisque plus de box.<br />
Plus d'ordinateurs non plus donc pas question de MAO.<br />
Les distractions se faisant rares, je me suis dérouillé les doigts sur mes instruments acoustiques et sur quelques bricolages domestiques négligés jusqu'ici. Une vis, un clou, de la colle...<br />
<br />
Ces quelques jours j'ai beaucoup repensé à nos anciens.<br />
Il n'y a pas si longtemps que la fée électricité a couvert l'ensemble du globe, amenant dans son sillage la radio, la télévision et l'électrophone, l'ordinateur puis le smartphone vers la plupart des foyers.<br />
Alors avant, on faisait comment ?<br />
Quelques familles possédaient bien un piano, un accordéon, peut-être une guitare ou un violon mais, sans doute, leur pratique restait-elle cloisonnée à un cadre très restreint de proches.<br />
La musique diffusable avait pour support soit la rue, soit le cabaret, soit la salle spectacle réservée à l'élite.<br />
Au milieu du 19ème siècle, les boites à musique se sont démocratisées. La musique entrait dans les domiciles, nasillarde, métallique, aujourd'hui difficilement supportable.<br />
Fin 19ème, le grammophone pénétrait l'intimité des familles puis vinrent, après les 78, les 33 et les 45 tours, le transistor, l'auto-radio, la haute-fidélité accessible, suivis par la K7, la boombox puis les MPxx, le CD, le streaming et ainsi de suite jusqu'à ce que notre soif de musique ne puisse plus jamais être étanchée.<br />
<br />
Sauf en cas de blackout.<br />
Là, le silence s'installe et je me suis senti comme amputé d'une partie de moi-même. Pas vitale, pas indispensable pour la survie mais certainement nécessaire pour nourrir mon âme.<br />
Une fois le courant répabli, je me suis offert une véritable orgie de décibels qui, au grand dam de mon entourage, ne semblait plus vouloir prendre fin.<br />
Alors que le stade boulimique approchait, j'ai repensé à nos anciens pour qui la musique était une denrée rare donc précieuse, à consommer avec parcimonie, espérant ainsi pouvoir me tempérer.<br />
Eh bien, cette réflexion ne m'a pas calmé le moins du monde et j'ai compris que rien n'étancherait jamais cette soif de musique.<br />
<br />
Comme j'ai pu m'en rendre compte à cette occasion, la musique est une maîtresse exigente dont l'absence laisse un vide que rien ne peut combler.<br />
L'immersion sonore dans laquelle nous baignons en permanence peut parfois nous faire ressentir cette proximité musicale comme un acquis voire comme une routine.<br />
Eh bien ce vide (tout) provisoire m'a permis d'apprécier quelle chance nous avions de pouvoir commander du bout d'un doigt cet univers musical dans lequel nous évoluons.<br />
<br />
Pensons-y de temps en temps. Rien n'est jamais acquis aussi savourons chaque instant passé auprès de nos instruments et machines !<br />
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<br />]]></description>
      <pubDate>Sat, 07 Mar 2026 08:16:00 +0000</pubDate>
      <link>https://linuxmao.org/article478-Editorial-de-mars-2026</link>
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