Chargement...
 
[Voir/Cacher menus de gauche]
[Voir/Cacher menus de droite]




J'ai écrit cet article parce qu'il m'est apparu qu'il y avait un très grand nombre de personnes enthousiastes qui avaient acheté tout les bons jouets sans pouvoir mettre la main sur un nombre suffisant d'informations PERTINENTES pour les utiliser correctement. Il y a un paquet d'informations ici ou là, c'est sûr, mais cela devient très vite confu avec toutes ces opinions contradictoires.

Le paysage est vraiment très coloré. D'un côté nous avons les expérimentateurs complètement désaxés qui prétendent avoir trouvé le saint Graal : « J'ai mis ma Stratocaster dans le radio-gramophone de ma grand-mère et je vous dis que c'est la SEULE façon d'atteindre le vrai son 'Valve' » et de l'autre nous avons les puristes : « Je n'utilise jamais d'EQ, jamais, jamais. Avant j'utilisais le positionnement de micro mais j'ai abandonné cela aussi. Maintenant je préfère éviter tout matériel analogique : j'ai fait en sorte que mon guitariste se fasse implanter une interface S/P-DIF directement dans son cerveau et je me branche directement là dessus. Il suffit qu'il pense à ce que doivent être les solos et ils arrivent directement dans mon PC avec une clarté digitale. Le son a une extraordinaire ambiance naturelle grâce à l'espace entre ses oreilles. »

Bien entendu tout ceci est très bon-enfant, mais cela peut vite devenir confus pour quelqu'un qui souhaite juste connaître les bases de ce qui est utilisé dans 99% des disques grand public actuels... et qui vont probablement rester inchangées dans les années à venir.

Il y a aussi d'autres déclarations perturbantes : Des gens disent parfois « Roger Nichols (célèbre ingénieur du son ayant gagné 7 Grammy's pour son travail NdT) n'utilise jamais d'EQ ».

Jetez un oeil attentif dans les tests d'équipement sur le site de Roger Nichols et il apparaîtra clairement qu'il utilise EFFECTIVEMENT des EQ, des compresseurs... la totale en fait, et très fréquemment! Néanmoins, comme la plupart des ingénieurs il dit fondamentalement qu'il essaie autant que possible de s'en passer par de bonnes pratiques d'enregistrement. C'est une attitude très pragmatique et très raisonnable à avoir.

Cependant si vous apprenez cet art, ne vous passez pas de reverbs, d'EQ, de compression etc... sous le prétexte d'une fausse croyance selon laquelle ces outils sont intrinsèquement « mauvais ». De toute évidence ils ne le sont pas, sinon pourquoi les studios dépenseraient des milliers de dollars pour s'équiper de tout les outils de traitement imaginables ? Ce sont des OUTILS ESSENTIELS et vous allez tous devoir les utiliser à un moment ou à un autre. Évidemment vous pouvez tout faire foirer en ne les utilisant pas comme il le faudrait mais si vous avez peur de vous en servir, vous n'apprendrez jamais à les utiliser correctement quand vous en aurez besoin.

Voilà pourquoi les studios emploient traditionnellement des jeunes gens enthousiastes pour devenir ingénieur du son. Les jeunes n'ont pas de croyances fixes et ont moins peur de se ridiculiser que les gens plus âgés. Cela EST un équilibre dangereux mais l'une des raisons pour laquelle les enfants ont plus de facilités à apprendre des systèmes complexes comme les ordinateurs, c'est qu'ils ne sont pas imprégnés d'un vécu comportant des erreurs. La peur de faire des erreurs ralentit l'apprentissage, donc il vous faudra accepter le fait que vous allez faire beaucoup, beaucoup de bourdes sur le chemin qui vous mènera à être un bon ingénieur du son – et avec un peu de chance vous apprendrez énormément au passage. Je serais vraiment très inquiet si on me demandait de travailler avec un ingénieur qui prétend ne jamais faire d'erreur, tout le monde en fait !

La plupart des professionnels vétérans ont une liste apparemment sans fin d'histoires d'horreurs de fin de repas venant de leur carrière. Roger Nichols m'a dit que pendant l'enregistrement de « Steely Dan's Gaucho » (Décembre 1978), un gars de la maintenance avait effacé les 24 pistes de la bande analogique du master qu'ils avaient terminé d'enregistrer la vieille. « Ce jour là, nous venions d'entrer dans le studio seulement pour écouter et s'assurer que tout les enregistrements avaient été fait. La bande avait été effacée du début jusqu'au fondu juste avant que Donald, Walter et Gary Katz arrivent »

Ca a coûté 40 000$ au studio pour couvrir les frais de l'enregistrement perdu et du ré-enregistrement et la chanson n'est jamais ressortie aussi bien que celle qui avait été effacée. Elle resta inachevée et ne parut pas dans l'album... mais je peux vous assurer que l'ingénieur de maintenance ne fit jamais CETTE erreur à nouveau !

Quoi qu'il en soit, nous allons attaquer par les bases du mixage, les trucs que tous les ingénieurs du son font chaque jour. Plus bas, je vais vous donner quelques instructions simples sur la façon de mixer un album. Je les ai utilisées avec succès sur des albums à succès, des tubes, des publicités pour la TV et pour des bandes originales de films. Il n'y a rien de radical ici, juste un aperçu des trucs quotidiens. Si vous pensez qu'il y a des choses étranges dans ces lignes, plaignez-vous à l'industrie de la musique en général -pas à moi- parce que c'est globalement ce que font tous les ingénieurs mainstream.

Il n'est à aucun moment entendu qu'il s'agit là de la « bonne » façon de mixer une piste – ça ne veut rien dire. Néanmoins, bien que ce qui suit décrive ce que beaucoup (la plupart ?) des gens font, ça ne va pas vous garantir que vous aurez systématiquement de super résultats. En revanche, ça peut vous éviter certains pièges et si vous suivez la procédure suivante en soignant votre travail, il n'y a aucune raison que vous n'atteigniez pas une qualité de niveau internationale. Beaucoup de tubes ont été produits par des gens dans leurs chambre ou arrière-salle et vous n'avez pas besoin de millions de dollars pour faire de même. Tout ce dont vous avez besoin, c'est d'un peu de connaissance, de sens-commun, et d'une bonne paire d'oreilles.

J'espère – comme toujours- que les gens trouveront ce texte intéressant et instructif.


Avertissementattention
Ce texte est, contrairement à la majorité des pages de documentation de linuxmao, sous une licence CC-BY-NC-ND. L'original (en anglais) se trouve à l'adresse : http://www.audiomelody.com/articles/how-to-mix-a-pop-song-from-scratch/ Image et a été écrit par Jeremy "Jezar" Wakefield également connu pour être le créateur de la Freeverb. Il a en outre, travaillé en tant qu'ingénieur du son dans de grands studios.






[+]

Documentation [Afficher / Cacher]

Connexion
[Afficher / Cacher]



Mégaphone [Afficher / Cacher]

sub26nico, 22:39, lun. 14 Oct 2019: Salut et bienvenue à samaudio :-)
sub26nico, 11:04, dim. 13 Oct 2019: Salut et bienvenue à benoitf :-)
sub26nico, 17:56, ven. 11 Oct 2019: Des greffons proprios portés sous GNU/Linux : [Lien]
sri_raoul, 16:50, ven. 11 Oct 2019: The sonaremin: un projet synthé modulaire porté pour arm [Lien]
sub26nico, 22:37, jeu. 10 Oct 2019: Salut et bienvenue à nickythomas :-)
sub26nico, 10:34, jeu. 10 Oct 2019: Salut et bienvenue à Kiara, shadows, flofloy100 et Do_done :-)
r1, 17:24, mer. 09 Oct 2019: Moi aussi j'ai revu olinuxx avec grand plaisir !
allany, 08:37, mer. 09 Oct 2019: Merci, bluedid29, pour toute l'équipe de l'édito !
sub26nico, 08:46, mar. 08 Oct 2019: Bonjour et bienvenue à Notabene78, MOA, Gaz Korbier, setkaabwoy, gegeours et Siryu :-)
bluedid29, 16:08, lun. 07 Oct 2019: Et j'ai revu avec grand plaisir Olinuxx ! :-)
bluedid29, 14:00, lun. 07 Oct 2019: Hello :-) Génial l'édito ;-)
zebassprophet, 13:21, lun. 07 Oct 2019: hello les libristes