Éditorial de février 2026
- Jeudi 05 février 2026 10:49 - (0 Lectures)Tout le temps, partout, quel que soit le domaine, je n'entends parler que d'intelligence artificielle.
La musique n'échappe évidemment pas au phénomène.
Je suis tombé deux fois, récemment, sur une radio de service public qui diffusait un test à l'aveugle proposant trois morceaux de musique country. Les invités présents dans le studio devaient désigner le seul des trois généré par IA.
Aucun des invités n'a donné la réponse exacte et je me suis également planté.
Pour peu que l'on apprécie ce style de musique, le morceau en question était parfait. Un arrangement soigné mêlant les influences blues et country, une voix chaude et rocailleuse à souhait, une palette d'instruments, tous exécutés avec brio, inhérente à ce genre musical et, par dessus tout, l'impossibilité de déceler la patte synthétique des machines à l'œuvre dans la genèse de cette chanson.
Alors je m'interroge.
Bien sûr - et nous sommes bien placés ici pour le savoir - les machines ont, depuis plusieurs décennies, envahi nos univers musicaux. Qu'elles soient analogiques, numériques ou algorithmiques, elles ont supplanté les humains dans bien des disciplines de la production musicale.
Néanmoins, derrière l'écran, les touches, l'instrument, le micro ou le clavier, nous percevions jusqu'ici la présence d'un être humain avec ses aspirations, sa culture propre, son goût de la découverte et de l'innovation, bref, sa personnalité unique. De là naissaient les possibilités de partage, de communion, d'identification, toutes émotions et tous sentiments qui sont l'essence même des échanges humains.
Je m'interroge.
L'IA, qui se base sur la colossale somme des savoirs déjà numérisés, sera-t-elle un jour apte à les transcender pour ainsi créer des concepts inédits ? Il faudrait, pour atteindre ce but, gommer le "A" de "Artificielle" et pouvoir le remplacer par un "H" pour "Humaine". Nous sommes peut-être encore loin du compte...
Je m'interroge.
Si la musique devient un simple divertissement de grande consommation, produit par quelques gurus anonymes de l'IA au profit d'une poignée de multinationales, l'innovation, la transgression risquent de s'éteindre à jamais, chassées par l'implacable loi du marché.
Il me semble que ce sont ces composantes même qui sont susceptibles d'engendrer adhésion et enthousiasme et créer ainsi de nouveaux styles, de nouvelles écoles.
Tout espoir n'est donc pas perdu puisque tous, ici, témoignons, par notre pratique, de notre soif d'inventivité et de nouveauté, de notre créativité humaine... tellement humaine.
La musique n'échappe évidemment pas au phénomène.
Je suis tombé deux fois, récemment, sur une radio de service public qui diffusait un test à l'aveugle proposant trois morceaux de musique country. Les invités présents dans le studio devaient désigner le seul des trois généré par IA.
Aucun des invités n'a donné la réponse exacte et je me suis également planté.
Pour peu que l'on apprécie ce style de musique, le morceau en question était parfait. Un arrangement soigné mêlant les influences blues et country, une voix chaude et rocailleuse à souhait, une palette d'instruments, tous exécutés avec brio, inhérente à ce genre musical et, par dessus tout, l'impossibilité de déceler la patte synthétique des machines à l'œuvre dans la genèse de cette chanson.
Alors je m'interroge.
Bien sûr - et nous sommes bien placés ici pour le savoir - les machines ont, depuis plusieurs décennies, envahi nos univers musicaux. Qu'elles soient analogiques, numériques ou algorithmiques, elles ont supplanté les humains dans bien des disciplines de la production musicale.
Néanmoins, derrière l'écran, les touches, l'instrument, le micro ou le clavier, nous percevions jusqu'ici la présence d'un être humain avec ses aspirations, sa culture propre, son goût de la découverte et de l'innovation, bref, sa personnalité unique. De là naissaient les possibilités de partage, de communion, d'identification, toutes émotions et tous sentiments qui sont l'essence même des échanges humains.
Je m'interroge.
L'IA, qui se base sur la colossale somme des savoirs déjà numérisés, sera-t-elle un jour apte à les transcender pour ainsi créer des concepts inédits ? Il faudrait, pour atteindre ce but, gommer le "A" de "Artificielle" et pouvoir le remplacer par un "H" pour "Humaine". Nous sommes peut-être encore loin du compte...
Je m'interroge.
Si la musique devient un simple divertissement de grande consommation, produit par quelques gurus anonymes de l'IA au profit d'une poignée de multinationales, l'innovation, la transgression risquent de s'éteindre à jamais, chassées par l'implacable loi du marché.
Il me semble que ce sont ces composantes même qui sont susceptibles d'engendrer adhésion et enthousiasme et créer ainsi de nouveaux styles, de nouvelles écoles.
Tout espoir n'est donc pas perdu puisque tous, ici, témoignons, par notre pratique, de notre soif d'inventivité et de nouveauté, de notre créativité humaine... tellement humaine.