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Éditorial d'avril 2024

Auteur : collectif - Publié le : dim. 14 Apr 2024 20:47 - (784 Lectures)
Éditos


Comment tourner la page ? Quand renoncer à la musique ? Est-ce seulement possible ?

Je pense souvent à l’un de mes amis, violoniste, qui a pris récemment sa retraite, après une carrière bien remplie, brillante et internationale, débutée fin 60’s début 70’s. Une cinquantaine d’années de bons et loyaux services, la mentonnière sous les joues.
Son petit étui ne le quitte pourtant jamais et, pour peu que l’un de nous se pose devant un piano ou empoigne une guitare, l’instrument sort immédiatement de sa boite et les heures passent, enluminées de rythmes et de mélodies improvisés.
Alors pourquoi mettre un terme à une aussi flamboyante carrière dont le dernier épisode s’est joué au sein d’un groupe d’Afrique du Sud basé à Londres ?
Parce qu’il ne veut plus voyager. Avions, cars, trains, autos, terminé ! Passer le restant de ses jours peinard, dans sa petite maison sous le soleil du Sud Ouest. Rencontrer ses potes trop longtemps négligés, plaisanter, improviser des apéros, laisser les heures s’étirer nonchalamment, enfin.
Mais, encore une fois, l’étui reste à portée de main, l’archet et le violon surgissant hors de leur boîte à la moindre sollicitation.
Bien sûr, nous ne menons pas tous ce type de carrière, certains en rêvent, d’autres y renoncent sans même tenter le coup, beaucoup pratiquent sans espérer en vivre et quelques uns misent tout sur une hypothétique réussite, sacrifiant toute forme de vie intime dans cette quête.
Quoi qu’il en soit, nos existences sont toutes tissées de rythmes et de mélodies, d’airs et de paroles qui ne nous quitteront jamais, dans le bonheur ou les chagrins, les joies ou les peines.

Alors, la réponse aux questions initiales :
Eh bien non, nous ne renoncerons jamais !




Éditorial de mars 2024

Auteur : collectif - Publié le : jeu. 07 mars 2024 07:15 - (870 Lectures)
Éditos





Des musiciens de toutes sortes, de tous styles, des pratiques très diverses, des amateurs, des professionnels, certains pratiquant assidûment leur instrument d’élection, repoussant leurs propres limites, d’autres explorant des territoires au-delà des possibilités admises des technologies les plus pointues, qu’avons-nous donc en commun ?
Sans doute le désir de créer. Extraire du néant un objet inédit, fruit du dialogue entre les techniques que nous tentons de maîtriser du mieux possible et de ce qui s’exprime du fond de notre être, de ce qui caractérise notre unicité.
C’est peut-être une part de l’âme de chacun qui se trouvera ainsi scellée à jamais sur un support numérique ou lors d’une performance dans un stade, une salle de concert, un pub ou depuis un coin de sa chambre.
Une création à nulle autre pareille puisqu’il n’y a pas deux êtres humains identiques.
Qu’il s’agisse donc d’interprétation, d’exécution ou de composition, l’objet produit est unique car son auteur est lui-même le fruit d’une combinaison inédite de gènes, d’une histoire familiale et sociale singulière, d’une éducation, d’une culture et d’un passif d’expériences et d’émotions dont il restera le seul vecteur.
Bien sûr il est impossible d’aimer avec la même intensité tout ce qui est produit. Question de goûts, de générations, d’affinités, mais, pour peu que l’on ne rejette pas d’emblée telle ou telle chapelle, il sera toujours captivant de visiter, le temps d’un partage, le territoire inconnu compris entre notre singularité et l’altérité absolue d’un créateur. Il en va ainsi de toutes les formes d’art et d’artisanat.
Et il en va ainsi dans notre belle communauté. Passionnant voyage!





Éditorial de février 2024

Auteur : collectif - Publié le : lun. 05 Feb 2024 16:06 - (959 Lectures)
Éditos

Malédiction !
L’électricité se prend encore 10 % dans son ascension tarifaire sans limites. Et nous, pauvres de nous, avec nos ordis, nos préamplis, nos amplis, nos claviers, nos chargeurs, nos moniteurs amplifiés, nos connexions, nos boxes diverses et variées, nos leds scintillant dans l’obscurité de nos nuits créatrices, qu’allons nous devenir ?
J’ai bien une paire de bongos dans un coin, un flûtiau oublié au fond d’une penderie et, si ça ne suffit pas, avec une vieille caisse (vide) de 6 bouteilles de Bordeaux et un bout de manche à balai, je me fabriquerai un violon à deux cordes.
Mais pour laisser une trace, un mix, ce sera compliqué, sans jus.
Allez, je plaisante !
Soyez juste vigilants, faites gaffe à ne pas vous faire couper le secteur, n’abusez pas, éteignez le bouzin quand la session est terminée, laissez bien refroidir les machines et ne les rallumez que lorsque l’élan créatif est si impérieux qu’il faudra se résoudre à faire flamber la carte bancaire.
Nous bossons sur le système d’exploitation le moins gourmand du monde, avec des distributions et des logiciels participatifs, souvent sur des bécanes pas forcément du dernier cri aussi, en matière de sobriété, je ne vous apprendrai rien.
Et puis, pas de mauvaise conscience ! Avant l’ère de la MAO, enregistrer avec l’ensemble des machines analogiques qui composaient un studio pro affichait un bilan carbone déplorable et un terril de kilowatts.
Alors, soyez économes et, surtout, travaillez bien !




Éditorial de janvier 2024

Auteur : collectif - Publié le : ven. 05 Jan 2024 15:32 - (1098 Lectures)
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Ce siècle a 24 ans ! Déjà...
Il semble superflu de vous souhaiter une bonne année car une année de musiques ne peut être mauvaise.
Comme dans un film dont les images vous heurteront parfois mais dont la bande-son adoucira l’intensité de vos émotions. Comme un compagnonnage qui jamais ne vous trahira, jamais ne vous fera défaut, la fidélité de vos musiques ne se démentira pas, ni cette année ni les suivantes.
La grande famille musicale, c’est votre famille et vous y tisserez les liens de votre choix, fil à fil, dans les couleurs et textures de votre choix. Votre savoir-faire s’enrichira de vos expérimentations, de vos écoutes et de vos rencontres. 2024 ne sera, en définitive, qu’une étape de plus vers votre apprentissage qui, lui, ne finira jamais.
Alors oui, 2024 sera ce que vous voudrez bien en faire et vous savoir ici, parmi nous, démontre que l’avenir pourrait aussi s’annoncer musical, bien sûr, mais également empathique, fraternel et collaboratif.
Et même si c’est superflu, même si c’est inutile, toute l’équipe de l’éditorial vous adresse ses meilleurs vœux pour 2024 !



Éditorial de décembre 2023

Auteur : collectif - Publié le : mar. 12 Dec 2023 10:40 - (838 Lectures)
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Pas de meilleur moment pour rêver que cette période des fêtes qui s’annonce.
Je recherche, de site en site, la guitare de mes rêves, celle que je n’aurai, de toute façon, jamais les moyens de m’offrir.
Alors je me prends à espérer que le Père Noël revienne du fond de ma petite enfance, encore plus généreux, sans limites budgétaires.

Puisque je peux virtuellement me lâcher, je vais directement au tout haut de gamme, là où le moindre instrument coûte le prix d’un séjour 5 étoiles aux Baléares.
Surprise : des guitares rayées, écorchées, craquelées, à la peinture matifiée, dissoute par endroits, de profondes marques d’usure entre les frettes ou au dos du manche, des pocs partout comme si ces instruments étaient tombés mille fois, le tout à des tarifs stratosphériques.
Je découvre l’univers du "reliquage".
Le jeu consiste donc en l’acquisition d’un instrument neuf, haut de gamme, dont l’apparence est celle d’une guitare qui aurait subi 50 années de mauvais traitements.

Je sais ne pas pouvoir compter sur le Père Noël, j’ai les poches trouées, quelques dettes qui traînent, aussi j’oublie bien vite les guitares "reliquées". D’autant que je dois changer ma machine à laver qui vient de tomber en rideau. En garçon raisonnable sachant gérer ses priorités, je vais me mettre en quête de l’engin, en guise de petit Noël. Bien sûr, je vais soigneusement éviter les "reliquages" de toutes natures : rouille, éclats d’émail, courroies fatiguées, cabosses et autres rayures…

Et, en consolation, nous pourrons toujours nous dire que nous approchons de la fin de l’année 2023 qui, de fait, devient une année "reliquée".
Bonnes fêtes à toutes et tous !




Éditorial de novembre 2023

Auteur : collectif - Publié le : lun. 06 Nov 2023 09:09 - (1252 Lectures)
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Nous voilà donc avec un terminal tactile au bout du doigt, pilotant une multitude instruments virtuels, puis gravant sur des supports numériques les fruits de nos imaginations.
Soudain, alors que j’écris une ligne de batterie dans l’un de nos séquenceurs favoris, me revient un souvenir lointain.
Le quartier parisien du Marais, au début des années 70, était un foyer de création où se croisaient musiciens, photographes, imprimeurs d’art, acteurs ou chanteurs en devenir, peintres ou sculpteurs. La spéculation immobilière leur laissait, à cette époque, un répit (il ne durerait pas longtemps) qui leur permettait de se loger et d’y maintenir diverses scènes ou ateliers, malgré leurs pauvres moyens.

Au sein de ce foisonnement vivait un homme ni jeune ni vieux, taciturne, un peu mélancolique au civil, que nous croisions parfois dans l’un des repères favoris de la troupe, gargote ou bar-tabac de quartier restés dans leur jus d’après-guerre.
Cet homme, ni gai ni triste, nous pouvions le croiser dans Paris, sur une place, devant une terrasse de bistrot, dans une station du métro. Métamorphosé, costumé de blanc et de strass, nez rouge et rond au centre d’un visage exagérément maquillé.
Il portait sur ses frêles épaules une énorme grosse caisse de fanfare reliée à la pointe d’une chaussure clownesque, guitare en bandoulière, une paire de cymbales entre les genoux, caisse claire sur l’abdomen reliée à la pointe de son autre chaussure. Devant sa bouche, un holster supportait un harmonica et un kazoo et il braillait à tue-tête des chansons comiques ou quelques tubes de la variété française du moment.

Voilà cet homme-orchestre qui me revient en mémoire alors que je suis seul devant mon écran, aussi seul que lui devant son public, multi-instrumentistes de fortune que nous sommes.

Allez, en dépit de toute notre technologie, le fond reste bien le même alors... en avant la musique !



Éditorial d'octobre 2023

Auteur : collectif - Publié le : sam. 07 Oct 2023 12:48 - (1321 Lectures)
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Étant donné que tout le monde a maintenant réactivé ses neurones, je vous propose un petit exercice de calcul assez rapide.

Je me connecte à un site bien connu de petites annonces entre particuliers et je cherche combien de batteries sont en vente en France. Soit 19 176. Combien de synthés : 8 752. Ensuite 8 853 violons. Je trouve 18 867 basses mais seulement 897 saxos. En haut du décompte, il y a 94 834 guitares pour 50 449 pianos. Pour ce qui nous concerne plus directement, il y a 2 734 cartes son et 23 575 micros.

Si on ne tient compte que de cette sélection restreinte d’instruments d’occasion, ce sont donc 228 137 offres qui figurent sur cet unique site, très généraliste.
Pour se donner un aperçu de la pratique musicale dans ce pays, il faudrait ajouter à ce chiffre l’ensemble des instruments déjà en circulation, l’offre des sites spécialisés dans l’occasion puis les volumes de vente des multiples enseignes (physiques ou en ligne) proposant du neuf, tout ceci en prenant en compte la globalité des matériels et instruments.

Si donc nous étions inquiets quand au devenir de notre grande famille musicale, nous voilà rassurés.
Statistiquement, il y a obligatoirement un être humain qui pratique son art tout près de chez moi et le savoir me fait chaud au cœur…
Travaille bien, camarade !




Éditorial de septembre 2023

Auteur : collectif - Publié le : ven. 08 Sep 2023 19:05 - (1190 Lectures)
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Eh bien voici la rentrée, déjà !
Cartable neuf, empli de cahiers immaculés, bonnes odeurs de papier et d’encre d’imprimerie, fournitures de l’année que l’on a inventoriées les jours précédents, tenue de sport une taille au-dessus de celle de l’an passé, les collégiens et écoliers reprennent le chemin des études.
Je les observe de ma fenêtre et je me dis qu’il faudra bien que, moi aussi, je rallume tôt ou tard l’ordi, le clavier-maître et la carte son.
Mais il fait si beau, si chaud, que je me donne quelques jours encore pour prolonger la longue pause estivale. Farniente, paresse et langueurs de vacancier ont du mal à m’abandonner, cette année.
Et puis, produire de la musique, d’où qu’elle provienne, je sais que cela ne s’arrêtera jamais car vous êtes tous là, créatifs, inventifs et plus que jamais prolifiques.
Alors je laisse pour un temps le relais entre vos mains industrieuses et vos imaginations survoltées.
Je compte sur vous, bonne musique !





Éditorial d'août 2023

Auteur : collectif - Publié le : sam. 05 Aug 2023 09:35 - (1387 Lectures)
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Profiter de la pause estivale pour réorganiser mon studio perso, en voilà une bonne idée !
Alors, d’abord tout débrancher. La matinée aura filé à toute vitesse.
Câbles englués de moutons de poussière, à dégager de leurs gangues de toiles d’araignées, à l’arrière du bureau et des étagères. J’en fais un tas qui approche les 30 centimètres de haut sur 1 mètre carré. Les différents périphériques, entre ordinateur, écran, clavier, amplis, baffles, préamplis, pédales et effets divers sont éparpillés tout autour de ma zone de travail, interdisant désormais l’accès à la pièce.
Dépoussiérage à la soufflette, nettoyage à l’alcool à bruler, lessivage/rinçage/séchage sont au programme de l’après-midi.
Le lendemain, je remets le tout en place puis je m’attaque à la reconnexion de l’ensemble.
Je cherche, je farfouille dans le tas de câbles, désintégrant l’empilement à peu près homogène qui parvenait à ménager, jusque là, un passage étroit vers le centre de la pièce.
Et là je cherche un XLR, là un jack 3,15 mâle-femelle, là un DIN MIDI puis un jack mono 6,35 à brancher sur une bretelle mâle-mâle. Je bataille ensuite avec de l’USB 1 puis 2 puis 3 avant de me frotter au firewire pour finir avec les connecteurs RCA.
Le soleil se couche sur le champ de bataille et je retourne à ma vie normale, j’essaierai le tout demain.
Au matin, ainsi que vous vous en doutiez, rien ne fonctionne. J’obtiens du bzzz, du crac, du plop. Je sens que je vais finir mon été multimètre et fer à souder à la main si je décide de persévérer.
Bah, je crois finalement que la MAO attendra…
Ma rentrée promet d’être studieuse car août sera décidément paresseux, ainsi en ai-je décidé.
Et vous, studieux ou paresseux votre été ?
Faites au mieux. Il n’y aura, cette année, qu’un seul été, non ?






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olinuxx, 16:51, sam. 20 Apr 2024: @jive et @benj1224356775232 , veuillez me contacter directement par mail : [Lien]
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