Chargement...
 
[Voir/Cacher menus de gauche]
[Voir/Cacher menus de droite]


Introduction

Après avoir fini de régler tous nos > effets, nous voulons exporter notre chanson dans un fichier numérique qu'on pourra distribuer. Il nous reste donc à parler d'une chose : les formats.

Les formats d'enregistrement

La compression

Comment exporter un flux audio ? Notre chanson est prête à être diffusée sur la Terre entière mais il lui faut un conteneur pour pouvoir le partager aux autres.

La première méthode consiste à enregistrer ce flux audio tel quel. Idée simple qui fonctionne. On connaît la fréquence d'échantillonnage qui nous donne le nombre d'échantillons par seconde, 44,1 kHz par exemple. On connaît la résolution, disons 16 bits. On connaît le nombre de voies, 2 car stéréo, et la durée, 60 secondes. Le calcul donne 44100x16x2x60 = 87,2 Mbits soit 10 Mo environ. Au niveau taille, c'est pas terrible !

Cette méthode d'enregistrement du flux audio s'appelle le PCM : Pulse Code Modulation. Il s'agit d'une représentation numérique du signal audio normalisée et utilisée principalement pour la voix en télécommunications, le CD audio, le Blu-ray, le HD-DVD,...

Une méthode pour réduire cette taille est de changer les paramètres audio-numériques. Si l'on passe en mono (1 seule voie), le fichier aura une taille de 5 Mo. Si en plus, on réduit la résolution 16 bits à 8 bits, on aura 2,5 Mo. Mais vous l'aurez compris, ce n'est pas vraiment ce que l'on souhaite faire. Ça reviendrait à dire que pour enregistrer de la musique dans un fichier, il faudrait réduire grandement la qualité du son !

Il va donc falloir trouver des méthodes pour réduire la quantité de données sans dégrader la qualité acoustique de notre enregistrement.

Ce principe s'appelle la compression. Wikipedia nous dit :
Il s'agit de transformer une suite de bits A en une suite de bits B plus courte, contenant la même information.

Il existe de nombreuses techniques différentes définies par des normes : les CODEC.

Les CODEC

On parle souvent de MP3, de FLAC, de OGG VORBIS, d'AIFF, de WAV, etc. Ce sont bien entendu des noms d'extension de fichier mais c'est surtout le nom d'un CODEC. Un CODEC est un codeur-décodeur ; il peut aussi parfois signifier compression-décompression mais nous lui préférerons la première signification. Nous verrons pourquoi plus tard. Le CODEC est donc un codeur-décodeur. Ce n'est pas un appareil mais un procédé, un ensemble de règles qui permettent de coder et de décoder un flux de données, audio dans notre cas. Ce procédé est décrit dans une norme.

Par abus de langage, on utilise le nom du CODEC pour décrire la norme, le procédé, le logiciel qui réalise le codage et le décodage, le conteneur des données c'est à dire le fichier ou flux informatique. Ainsi on parle de lecteur MP3 qui est en fait un appareil capable de décoder la norme MP3, des fichiers MP3 qui sont des fichiers qui contiennent des données codées selon la norme MP3, etc.

Les deux familles

Dans les procédés de compression, il existe deux grandes familles.

La compression avec perte

Normalement lorsqu'on réalise une compression, on souhaite que la trame de bits compressées contienne exactement la même information que la trame de bits de départ. Avec la compression à perte, ce n'est pas le cas ! On va perdre de l'information de manière irrémédiable donc de la qualité. En revanche ça permet d'atteindre des taux de compression très élevés.

Il faut se rappeler que notre objectif est d'être capable de compresser et décompresser un flux audio sans différence pour l'auditeur. Toute la subtilité réside dans ce petit bout de phrase : sans différence pour l'auditeur. On va pouvoir jouer sur plusieurs paramètres pour augmenter le taux de compression sans différences pour l'auditeur. L'exemple le plus connu est le MP3.

Le MP3 se base sur le phénomène de masquage. Imaginez qu'un haut-parleur diffuse un bip continu. Ensuite il ajoute à ce premier bip, un second bip avec un volume plus faible à une fréquence proche. Vous n'entendrez pas le second bip ! Ce phénomène s'appelle le masquage. Si un son est masqué, on ne va pas l'entendre. Il est donc inutile de le conserver. Le codec MP3 va donc le supprimer. Et voilà comment on gagne de la place ! En revanche c'est forcément au détriment de la qualité. Car même si on n'entend pas ce son, vous savez qu'on le ressent.

Attention tous les CODEC à perte ne fonctionnent pas comme ça. Mais le MP3 est tellement prépondérant que nous l'avons présenté avec plus de détails.

La qualité des CODEC à perte est aujourd'hui très bonne. Elle permet un bon taux de compression tout en conservant une bonne qualité audio. Le MP3 en particulier est très efficace : il est donc devenu le standard actuel des formats numériques.

Voici une liste non-exhaustives de CODEC de compression à perte :
  • le MP3 et le MP3Pro
  • le OGG VORBIS (plus performant que le MP3 en compression et en qualité mais moins populaire)
  • le AAC
  • le WMA

Ces codecs s'accompagnent d'un paramètre débit qui permet de contrôler la quantité d'information détruite durant l'encodage. Plus il est grand, plus le signal encodé sera de bonne qualité, c'est à dire proche du signal original. Ce débit peut être constant ou variable. S'il est variable, le codec va adapter le débit aux caractéristiques du signal : sur une partie de signal riche et complexe, le débit sera élevé et il sera faible sur une partie plus simple (un instrument seul ou un silence par exemple). Il s'exprime en kilobits par seconde ou kbps.

La compression sans perte

Certains CODEC ont pour philosophie de conserver une qualité audio maximale coûte que coûte. Le meilleur moyen d'y parvenir, c'est de n'avoir aucune perte d'information. Ces CODECs sont dit sans perte ou lossless. Effectivement la qualité est au rendez-vous. À vrai dire, une fois décompressé, vous retrouver exactement le même flux audio qu'avant la compression. C'est parfait !

Malheureusement, cette qualité à un prix et ces CODECs produisent des fichiers plutôt volumineux. Ils sont donc moins populaires d'autant plus que beaucoup de personnes se satisfont du MP3.

Quelques exemples de CODEC sans perte :
  • le FLAC
  • le WMA Lossless
  • le TTA
  • le DOLBY TrueHD
  • le AUDIO LOSSLESS CODING

Les formats d'encapsulation

Il reste une catégorie de formats que je n'ai pas encore cité : les formats d'encapsulation. En fait ce ne sont pas des CODEC à proprement parler. Ce sont des fichiers qui peuvent contenir des données encodées selon divers CODEC.

Windows utilise le format WAV qui peut contenir du MP3, du PCM, du WMA, etc. Par défaut le WAV de Windows utilise la représentation PCM. Apple utilise le format AIFF. Le OGG est également un format d'encapsulation (mais le OGG VORBIS est bien un CODEC. C'est un peu tordu, je vous l'accorde).

Comparaison

Alors voila, on dit que tel codec compresse mieux qu'un autre. Le meilleur moyen est encore de donner un exemple.

Pour une chanson de 3 minutes environ, voici la place mémoire que prend le fichier dans différents formats :
  • en PCM : environ 32 Mo
  • en FLAC : environ 20,5 Mo
  • en MP3 à 128 kbits/sec : environ 3,5 Mo

Bien entendu tout cela dépend de la chanson et la qualité audio n'est évidemment pas égale entre les deux premières propositions et la dernière. Tout est donc affaire de goût et... de compromis !

La fin

Voilà ce dossier est maintenant terminé. Nous espérons que vous y avez appris plein d'informations qui vont vous permettre de mieux maîtriser la MAO sous linux ou autres (mais sous linux c'est mieux biggrin). N'hésitez pas à nous faire des retours par les commentaires si vous trouvez des erreurs ou que vous n'êtes pas d'accord : on adore discuter !

Pour résumer :
  • le > son est une onde mécanique longitudinale.
  • tout système sonore utilise forcément > de l'analogique.
  • > numériser permet ensuite de réaliser une pléthore d'applications!
  • il faut avant choisir les bons > paramètres pour travailler.
  • pour donner de la couleur, de la puissance, du brillant, etc. à vos enregistrements : n'oubliez pas les > effets !
  • choisissez le bon > format pour diffuser vos œuvres !

Merci à Riton la fouine d'avoir lancé le pavé dans la marre en créant une page sur l'audio-numérique qui, à force de discussions, dans les commentaires à fini par muter en un dossier qu'on espère plus complet !

Maintenant que vous savez tout, il est temps de faire de la mao. Il est temps d'aller voir les possibilités que vous offrent Jack ou Ardour 3 par exemple !


Dossier - Le Son
< page précédente retour au sommaire >



Documentation [Afficher / Cacher]

Connexion
[Afficher / Cacher]



Mégaphone [Afficher / Cacher]

zebassprophet, 10:14, lun. 23 Jan 2017: retour de gamejam, ;) compte rendu sur le site
onirom, 00:25, lun. 23 Jan 2017: hello à tous! merci :-)
olinuxx, 23:53, dim. 22 Jan 2017: bonjour et bienvenue à onirom :-)
Long Sam Silver, 15:19, dim. 22 Jan 2017: @ zebassprophet [Lien]
olinuxx, 12:52, dim. 22 Jan 2017: bonjour et bienvenue à thecakeisaspy, à Dubrasseix, et à AMoMusic :-)
zebassprophet, 16:25, sam. 21 Jan 2017: yo je cherche nu taiko en sf2 quequ'un a ca?
tenryu, 11:40, sam. 21 Jan 2017: @zebassprophet: ça va être une tuerie ;-)
zebassprophet, 03:06, sam. 21 Jan 2017: yo tenryu, j'ai finit ta ligne de basse j'etait prti sur nu truc a moi puis j'ai vu ta part je t'envoi la piste demain (3 herue du mat a la gamejam, ca c'est du devouement. je go dodo à a demain ;)
xaccrocheur, 01:14, sam. 21 Jan 2017: Hiya! Présentation d'un nouveau plugin de batterie: [Lien]
zebassprophet, 21:52, ven. 20 Jan 2017: je vais essayer de voir ça.
olinuxx, 21:43, ven. 20 Jan 2017: T'as un lien zebassprophet ?
zebassprophet, 20:45, ven. 20 Jan 2017: live from the gamejam les enfants ;)