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7 - Autres sujets : le nimp'


Perdu dans un océan de bit

France
Bonjour,

Depuis déjà quelques années, l'univers libre au sens GPL me plaît de moins en moins.
Ça a démarré avec systemd, outil gros gras lourd mais efficace qui est venu remplacer divers outils fiables, légers et au moins aussi efficace. Je n'ai toujours pas compris pourquoi ce logiciel est imposé de plus en plus souvent. Gnome ne va bientôt plus fonctionner sans lui par exemple.
Les journaux binaires, bien pratique si on utilise uniquement systemd! Car lire un journal depuis un autre SE est actuellement impossible. Alors qu'un journal en texte simple...

Je ne viens ni de macOS ni de Windows mais d'Unix/BSD. Peut être que je ne suis finalement qu'un vieux rongé par la nostalgie pourtant je ne dis que très rarement "c'était mieux avant" et généralement sur le ton de l'humour.

Après systemd, c'est Wayland qui nous est imposé. J'ai passé dix mois avec sans y trouver mon compte. Il faut dire que je n'utilise pas de bureau comme XFCE, Gnome ou encore KDE mais un simple gestionnaire de fenêtre à pavage très léger et hautement configurable. Et il n'y a pas vraiment d'équivalent pour Wayland. i3 et Sway ne m'ont jamais plu par exemple.

J'ai délaissé beaucoup de choses liées à l'informatique ces derniers mois. Pour prendre du recul, réfléchir, chercher une solution ou encore me préparer à laisser tomber.

Pour ce qui est de la GPL, je lui trouve un petit air de liberté limitée. Cette licence n'est finalement ouverte qu'à elle même. Au départ je l'aimai bien, elle semblait me protéger des MicroSoft et autres entreprises monstrueuses. Dans les faits, c'est l'inverse qui s'est produit. Aujourd'hui, l'ensemble des GAFAM y participent. Apple restant un peu à part, privilégie les licences libres non restrictives. Mais comment boycotter ces entreprises d'un coté si une partie de mon SE dépend d'elles?
Que penser aussi d'IBM, propriétaire de RedHat, qui a tué l'ordinateur personnel grand public facile et amusant (Amstrad, Atari, Commodore, Acorn, Sinclair, etc), et qui semble aussi chercher sa revanche sur le plan logiciel face à son ami/ennemi d'hier MicroSoft?
Ce même IBM qui nous impose sa vision par l’intermédiaire de systemd et wayland?
Et que dire de Pulseaudio, logiciel qui nous as posé plus de problème qu'il n'a apporté de solutions, en particulier aux musiciens.

Il y a encore 10 ans, on choisissait une distribution en fonction d'un grand nombre de critère, aujourd'hui on y retrouve toujours la même base, Systemd/GNU/Linux. Pourtant il y a de plus en plus de distribution mais toutes calquées les unes sur les autres. En dehors d'une infime minorité, elles sont descendantes d'Ubuntu (qui descend de Debian) ou d'Arch.
Je me suis penché sur Void mais ça reste un projet particulier du fait du comportement de ses développeurs, NixOS est sympathique mais son apprentissage est assez laborieux, Alpine reste ma préférée mais avec trop peu de développeur et une orientation cloud trop prononcée.
Finalement, j'ai jeté mon dévolu sur FreeBSD. Depuis l'été dernier. Bien qu'il y ait quelques "extrémistes" dans sa communauté, dans l'ensemble c'est assez agréable. Elle conserve une certaine philosophie "on ne change pas ce qui fonctionne bien". J'y retrouve une certaine forme de cohérence et surtout du plaisir. C'est aussi une sorte de retour aux sources car NetBSD fut mon premier système libre avant même de connaître le noyau Linux (mi 90).
En réalité, j'aime bien Linux. Le projet GNU moins. Mais c'était pourtant écrit dessus, GNU n'est pas Unix 😉. Et systemd pas du tout...

Je n'ai pas écris pour démarrer une guerre pro/anti, c'est juste mon point du vue.
France
Je suis bien content de t'avoir lu. Merci pour ce partage.
J'ai ausi commencé sur stations SUN avec UNIX, puis aprés un passage sur ordinateur personnel et windows, j'ai tout basculé sur linux (au siècle dernier). J'aimais bien la philosophie UNIX (un logiciel ne fait qu'une chose, mais il le fait bien.
Avec l'arrivée de systemd, j'ai lorgné vers les BSD, j'ai testé le remplaçant de l'unix de sun (j'ai oublié son nom), pour finalement accepter le changement.
Ca reste quand même assez ouvert, bien plus que windows ou Mac, et ça fonctionne suffisamment bien pour ne pas me gêner au quotidien. Et je suis un utilisateur exigeant (j'ai un mini data center chez moi, et plusieurs RPI) Certes, il faut apprendre à utiliser de nouvelles commandes; mais ça maintient ma curiosité en eveil!
France
Merci pour vos réponses 😊

J'ai, moi aussi, un mini serveur (je suis auto hébergeur web/email/divers) encore sous GNU/Linux avec Systemd et plusieurs rpi bien que ces dernières commencent à me fatiguer un peu. J'aimerai quelque chose de plus généraliste sur base ARM mais avec une ouverture (doc/pilote).
Pour Systemd, ce qui me dérange, ce n'est pas tellement de devoir apprendre quelque chose (j'ai passé plus de 15 ans avec Arch), mais que ça devienne un outil incontournable.
On peut remplacer le noyau Linux par Hurd sans réelle difficulté (si ce n'est le fait que Hurd ne soit pas fini), on peut remplacer les outils et bibliothèques GNU (GLIBC contre MUSL par exemple, GCC contre LLVM/CLANG). Chimera essaie de prendre la base BSD avec le noyau Linux. Ces logiciels sont indépendants les uns des autres, c'est une des forces des SE basés sur le noyau Linux. C'est comme une boîte de brique de diverses marques qui reposeraient obligatoirement sur un socle Lego.
Mais on ne pourra bientôt plus remplacer systemd. Cette dépendance à un outil particulier, qu'il soit bon ou pas, me prive de la liberté de choisir...
J'ai retrouvé le nom de mes essais du remplaçant de solaris: openindiana
Il est toujours maintenu: https://www.openindiana.org/
J'ai 2 gros serveurs HP proliant. Le système hote est debian, avec incus et podman pour gérer les containers. Je vais aussi installer cockpit pour gérer des VM. J'ai écarté docker et lxd, pour rester dans le 100% libre, mais je n'en fait pas une condition indispensables. Incus et podman répondent à mes besoins, le code est ouvert, ça me convient.
Personnellement, le fait que des développeurs linux soient salariés de grosses sociétés ne me gêne pas. Tant que leur code reste ouvert, auditable, et réutilisable, ça me convient.