Hadopi adopté par les députés
Le téléchargement illégal est à mon avis la conséquence directe du complèxe créé par la société de consommation, dont les prix croissants sont devenus clairement indécents (exemple le plus récent : l'augmentation des prix chez iTunes), si l'on fait le parallèle avec les chiffres marqués sur nos tickets de caisse depuis quelques mois.
Mais la HADOPI n'est clairement pas la solution, d'autant plus qu'on a plus insisté sur le volet répressif que sur l'adaptation du droit d'auteur à Internet, question qui reste encore en suspens afin que les majors continuent d'aspirer tout l'argent qu'ils peuvent jusqu'à ce que leur système s'écroule.
En conséquence, tout le monde va chercher à savoir comment contourner HADOPI, et surtout, les vrais criminels tels que les pédophiles vont apprendre l'existence de ces solutions, ce qui les rendra beaucoup plus difficiles à arrêter ! En clair, ils ont préféré se focaliser sur les plus « faciles » à incriminer, comme d'habitude.
Par ailleurs, lors du débat au Sénat ce matin, une remarque très pertinente a été faite, selon laquelle on n'a pas abordé le sujet de la diffamation sur Internet. L'honneur du citoyen semble donc moins prioritaire que la rente des majors ! Cependant, mon avis est que cette question sera abordée dès que la HADOPI sera mise en place, et surtout avant les élections présidentielles, ce qui changera son simple statut de protecteur du droit d'auteur à celui de police générale du Net, la surveillance des courriels n'étant à mon avis pas un simple hasard...
J'espère que le Conseil Constitutionnel saura anticiper ces dérives, car sinon, je ne donne pas cher de l'avenir du Web, ce dernier pouvant très bien être remplacé par d'autres réseaux émergeants, et plus anonymes (voués alors à la clandestinité)...
Mais la HADOPI n'est clairement pas la solution, d'autant plus qu'on a plus insisté sur le volet répressif que sur l'adaptation du droit d'auteur à Internet, question qui reste encore en suspens afin que les majors continuent d'aspirer tout l'argent qu'ils peuvent jusqu'à ce que leur système s'écroule.
En conséquence, tout le monde va chercher à savoir comment contourner HADOPI, et surtout, les vrais criminels tels que les pédophiles vont apprendre l'existence de ces solutions, ce qui les rendra beaucoup plus difficiles à arrêter ! En clair, ils ont préféré se focaliser sur les plus « faciles » à incriminer, comme d'habitude.
Par ailleurs, lors du débat au Sénat ce matin, une remarque très pertinente a été faite, selon laquelle on n'a pas abordé le sujet de la diffamation sur Internet. L'honneur du citoyen semble donc moins prioritaire que la rente des majors ! Cependant, mon avis est que cette question sera abordée dès que la HADOPI sera mise en place, et surtout avant les élections présidentielles, ce qui changera son simple statut de protecteur du droit d'auteur à celui de police générale du Net, la surveillance des courriels n'étant à mon avis pas un simple hasard...
J'espère que le Conseil Constitutionnel saura anticiper ces dérives, car sinon, je ne donne pas cher de l'avenir du Web, ce dernier pouvant très bien être remplacé par d'autres réseaux émergeants, et plus anonymes (voués alors à la clandestinité)...