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Éditorial de juin 2022

Auteur : collectif - Publié le : mar. 07 Jun 2022 16:24 - (423 Lectures)
Éditos




Avec le retour des beaux jours, rien de tel qu’une petite sieste pour meubler paisiblement un début d’après-midi. C’est du moins ce que je pensais…
Mes yeux se ferment sur une page de lecture et me voici propulsé 3500 années en arrière.
A cette époque, le monde connu se représente sous l’aspect d’une galette ronde, percée en son centre d’un vertigineux cratère. Nous le nommons San-Treur et de vieilles peurs nous en tiennent éloignés.
Le peuple parmi lequel j’évolue, ce sont les Hif-Reqs, et nous nommons ceux des antipodes les Lof-Reqs.
Les deux peuples s’ignorent et seules deux tribus nomades, ici les Yiwis et, là-bas, leurs contraires les Yowos, maintiennent quelques échanges car, toutes deux intrépides, elles savent communiquer d’une face à l’autre de notre monde, via le San-Treur.
Nous sommes à l’aube d’une ère où, de croisements en métissages, de part et d’autre du monde connu, s’intègre une tribu peuplée par les Midf-Reqs, dont la population tend maintenant à l’égalité numérique.
Trois peuples, donc et quelques nomades, tous vivant en paix et en harmonie, selon les principes de leur antique philosophie : le Mhû-Ziq, dont les chants sont d’ailleurs parvenus jusqu’à nous.
Seule dissonance, un drôle de son. Mais … c’est quoi, ce bruit ? On dirait un…
Le téléphone !
Fin de la sieste.
Bonnes rêveries et bon mix !

Éditorial de mai 2022

Auteur : collectif - Publié le : jeu. 05 mai 2022 20:51 - (697 Lectures)
Éditos



Autrefois, les aspirateurs étaient construits de telle façon que vous obteniez soit de l’aspiration soit du souffle, selon l’extrémité à laquelle vous branchiez le tuyau.
Les normes en matière de décibels domestiques, la technologie des années 50-60, en faisaient des machines terriblement bruyantes. Impossible de tenir une conversation dans une pièce où s’exprimait l’engin. Celui-ci était, bien évidemment, dépourvu de réglage de puissance et c’est au maximum de celle-ci, en permanence, que la bête venait à bout des nerfs les plus endurcis en quelques minutes.
C’est là, amis musiciens, qu’intervient le Mélodica.
Il s’agissait d’un instrument à vent pourvu, sur un octave ou deux, de touches "piano". Un embout amovible en matière plastique tenait lieu d’embouchure. Le corps de cet instrument d’une trentaine de centimètres de long se pinçait d’une main tandis que la main opposée courait sur le clavier. Cela produisait un son de texture et de volume similaires à ceux d’un harmonica chromatique, un peu plus nasillard, un peu moins puissant.
L’instrument était vendu avec un tuyau qui pouvait se substituer à l’embouchure, permettant ainsi de le connecter à la sortie soufflerie d’un aspirateur. Sur le papier : génial, un orgue !
Mais, inutile de préciser que dans cette configuration, l’instrument était totalement inaudible et c’est avec les 2 tympans broyés que la confrontation entre musicien et aspirateur prenait (vite) fin.
Je me suis toujours demandé pourquoi, malgré tous mes efforts, je n’avais jamais réussi à progresser à la clarinette ni au sax. Idem pour les claviers. Le Mélodica, bien sûr !
Au terme de cette petite introspection, je pense avoir enfin mis le doigt sur le traumatisme fondateur…

Et je me dis :
- allez, ne te cherche pas d’excuses fallacieuses pour ne pas bosser ta musique, au taf !


Éditorial d'avril 2022

Auteur : collectif - Publié le : mar. 05 Apr 2022 18:01 - (712 Lectures)
Éditos

Je discutais, dimanche, avec mon ami Dom, bassiste occasionnel et dilettante affirmé, qui me demandait si je pourrais remettre en service une vieille guitare acoustique de jazz qui dort actuellement dans son grenier.

Comme je n’ai jamais vu Dom empoigner une guitare, je lui demandai quelle utilisation il comptait faire de l’instrument, une fois celui-ci ré-encordé, ré-accordé et re-réglé aussi confortablement que possible.
Après les réserves d’usage et quelques éclaircissements sur mes talents limités en matière de lutherie, nous scellâmes le marché et il m’exposa son projet.
Son objectif est donc d’apprendre accompagnement et chant, juste pour lui tout seul (public exclusif mais tolérant, a-t-il bien précisé en bon chanteur de salle de bains) de quelques morceaux choisis de l’œuvre de Georges Brassens.
Bon, Dom, c’est un excellent choix, il y en a de pires, je trouve, lui ai-je dit, en préambule.
Puis il me questionna sur les difficultés que présentait un tel apprentissage puisque je grattouille un peu, hein…
Je lui montrai quelques grilles d’accords ainsi que le type d’arpèges avec lesquels il pourrait, en limitant au maximum les difficultés, se dépatouiller pour obtenir quelque chose d’approchant voire de plaisant pour son (mono) public.
Nous nous sommes dit : bien sûr, nous pourrons apprendre quelques mélodies et, avec un peu de boulot, restituer un résultat satisfaisant mais ça n’aura jamais la consistance de l’original.
Tant pis, on s’en fiche, c’est pas le but !

Apprenons tant que nous le pouvons, il en restera toujours quelque chose. Et, qui sait ?
Il arrive parfois, que l’élève dépasse le maître...
Bossez bien !




Éditorial de mars 2022

Auteur : collectif - Publié le : sam. 05 mars 2022 12:08 - (903 Lectures)
Éditos
La petite icône des mises à jour disponibles restait désespérément vide, depuis maintenant quelques mois. Sur mon poste de travail, la distribution installée datait de plusieurs années et, après vérifications, elle n’était plus supportée.
Qu’à cela ne tienne, essayons la mise à niveau, sans rien désinstaller, par dist-upgrade.
Ouuuh-là, la cata ! Plus de souris, un affichage aléatoire et d’autres soucis aptes à vieillir encore davantage votre serviteur et sa machine qui n’ont pas tout leur temps, leur énergie à consacrer au dragage de forums et autres FAQ.
Une machine vieillissante, une mise à niveau en échec, tentons une réinstallation globale. Clef USB, séquence de démarrage modifiée, partitionnement du disque, quelques heures de copies de fichiers, de téléchargements et me voici avec un système tout neuf où il ne reste qu’à graver mon dossier personnel (/home, vous savez...), dûment sauvegardé sur disque externe.
Tout content de vous retrouver, firefox m’amène jusqu’à la page d’accueil de linuxmao et là, je m’aperçois que le navigateur n’a transféré ni mes marque-pages (pas grave) ni mes identifiants et mots de passe (plus ennuyeux lorsque la mémoire, parfois, défaille).
Après de nombreuses recherches, le derrière tanné par les ressorts de mon mauvais fauteuil, il se trouve que depuis certaines versions du navigateur, les structures des fichiers de profils ont été modifiées. Seule une version intermédiaire prenait en charge anciens et nouveaux mécanismes de ces profils. Une version antérieure à la mienne qui, elle, n’assure plus du tout (vérifié après bien des tests et réinstallations) la compatibilité avec l’ancienne structure de fichiers.
Me voilà largué, puni pour avoir sauté une version de navigateur !

La conclusion de cette aventure insignifiante, c’est qu’il devient bien difficile d’être soi-même à jour, compte tenu de l’accélération des techniques. Notre temps, lui, demeurant désespérément incompressible.
Alors je crois que nous allons bien profiter du printemps qui s’annonce en nous disant que le rythme des saisons, lui, ne s’emballera pas. Et je suis certain que ce printemps, dans sa nouvelle release, sera radieux pour vous toutes et tous.



Éditorial de février 2022

Auteur : collectif - Publié le : sam. 05 Feb 2022 21:26 - (963 Lectures)
Éditos
Ces mois d’hiver se prêtent admirablement à la bricole.
C’est bien au chaud que j’ai entrepris, pour ma guitare, l’assemblage d’un nouveau système d’amplification. Un vieux flight-case, un vieil ampli de sono et deux bons haut-parleurs bien rodés, manque un préamplificateur.
Raquettes aux pieds, skis sur l’épaule (souris à la main, en réalité...), me voilà sur la piste du précieux objet. Quête non dépourvue de difficultés lorsque l’on a, pour tout référentiel, que de vagues souvenirs du matos des années 90.
Je découvre alors que ce type de périphérique se décline désormais, principalement, au format pédale d’effet. Pas idiot. Mes sons en nomade, avec la connectique permettant de se brancher sur une table, un ampli ou une carte-son.
Ce premier critère assimilé, je passe quelques semaines de ce rude hiver à naviguer de sites d’occases en sites d’occases.
Et là, je découvre un univers que je ne soupçonnais pas : le club un peu dingo de la pédale d’effet pour guitaristes et bassistes.
La diversité des formes, les différences de modes de production, de la très grande série à l’objet unique et signé, la variété des couleurs, la puissance d’évocation de certaines appellations, la fantaisie des graphismes, leur architecture parfois, la variété des références stylistiques, allant du moyen-age à la science-fiction la plus débridée, tout est prétexte à attirer l’œil et, parfois, à sourire.
J’ai trouvé une machine d’occasion, du format adéquat, un peu noire, un peu austère, très éloignée du petit bain baroque et joyeux dans lequel j’avais pataugé durant quelques jours.
Mais je suis rassuré : le plaisir, le geste élégant, l’humour font toujours partie intégrante de la panoplie du musicien.
Un plaisir...


Éditorial de janvier 2022

Auteur : collectif - Publié le : mer. 05 Jan 2022 19:27 - (1124 Lectures)
Éditos


Que peut-on souhaiter à des musiciens, linuxiens de surcroît, pour une nouvelle année ?

Un peintre, figé devant sa dernière toile, découvre une forme, une couleur, une texture inattendue dont il n’a pas souvenir de l’avoir voulue.
Un sculpteur s’étonne de trouver, sous la caresse de ses doigts, des rythmes particuliers dans les coups du burin qu’il a pourtant manié sans y songer.
Un écrivain cherche le mot juste depuis des jours. Les ratures obscurcissent la page et c’est au hasard d’une promenade que le mot manquant s’impose à son esprit. Tout est parfait, sens, charge émotionnelle, sonorité, un miracle !
Le musicien, lui, dispose d’une infinité de paramètres, entre rythmes et mélodies, sur lesquels sa nature, son tempérament, sa culture peuvent influer. Le choix des paramètres modifiables est déjà infini. Chacun joue de ces variables selon sa propre méthode, plus ou moins consciente, avec les possibilités, toujours plus nombreuses, que lui offrent instruments, logiciels et machines.

Je crois que c’est ce que l’on nomme "style", cette arithmétique un peu magique et souvent incontrôlable où le créateur joue de combinaisons de valeurs infinitésimales, gravant ainsi dans son œuvre l’empreinte exclusive de l’unicité de son être.

Alors voilà !
2022, une année stylée et ...libre !



Éditorial de décembre 2021

Auteur : collectif - Publié le : dim. 05 Dec 2021 20:46 - (1192 Lectures)
Éditos

Cher Père Noêl,

Cette année, comme j’ai été super sage, je voudrais un cadeau exceptionnel.
Oh, rassure-toi, ça ne te coûtera pas un euro. Tu n’auras, de plus, aucune peine pour le descendre par l’étroit conduit de cheminée de ma chaumière. Il pèse pourtant des tonnes mais se déplace tel une plume, sois tranquille !
Par contre tu vas avoir du mal à trouver ce présent dans les catalogues ou sur les sites de vente par correspondance. Tes adjoints ont un sacré boulot en perspective !
C’est un cadeau inédit que personne n’a jamais su se procurer, je dois te l’avouer. Il se dit même que certains auraient confié leurs âmes à des personnages peu recommandables, vraiment pas des potes à toi, en échange d’un échantillon du merveilleux présent.
D’autres, pourtant, possèdent ce cadeau dès le berceau. Cette vie est injuste et toi seul peut m’aider à acquérir ce saint Graal, objet de toutes mes quêtes, et dont, quelle malchance, je n’ai pas été gratifié à ma naissance.
Alors voilà, je passe un marché avec toi : je ne te demanderai plus jamais rien, pour le restant de mes jours je ne ferai plus appel à toi, je te l’assure, mais, s’il te plaît, offre-moi, cette année ce qui attise toutes mes convoitises, tous mes désirs, ce qui me rend parfois jaloux, ce dont l’absence m’agace et peut me déprimer .

Allez, Père Noël, je te provoquais un peu, je t’asticotais gentiment !
Rassure-toi, je sais bien que ni toi ni personne ne pourra jamais m’offrir cet absolu cadeau : le talent.
Ni Santa Klaus, ni rênes, ni traîneaux, pas plus de cheminées que de souliers, la musique ne connaît que l’apprentissage, le travail et la pratique, et puis, enfin, le plaisir.
Alors, cette année encore, je ne compte pas trop sur toi pour attiser la flamme qui nous anime, ici.

La rumeur, les on-dit, les infox, le bruit court que tu n’existerais même pas...

Éditorial de novembre 2021

Auteur : collectif - Publié le : sam. 06 Nov 2021 10:08 - (1420 Lectures)
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Il y a vingt ans, vendre guitares et amplis n’était déjà pas si simple.
Rien à dire du client qui entrait dans le magasin et demandait :
- je voudrais une Nimbus 335 couleur bigarreau avec sa caisse ABS. Vous avez ?
Ou encore le visiteur du magasin était un guitariste expérimenté qui savait ce qu’il voulait à peu près précisément et savait l’exprimer clairement. Le temps de quelques tests, la décision s’imposait.
Un autre avait une vague idée du son qu’il recherchait, de quelle idole il voulait s’inspirer et là, le boulot devenait plus complexe. Comprendre, d’abord, puis, entre plusieurs combinaisons de guitares et d’amplis, il fallait démontrer, comparer et affiner pas à pas l’offre.
Enfin, il y avait celui qui voulait juste s’offrir un instrument pour jouer son style de prédilection, ignorant tout des types de micros, de lutheries, et assez imperméable à l’électronique intégrée aux instruments, baffles et amplis. Bien cerner, bien piger, questionner, reformuler, ...
La décision n’intervenait souvent qu’après de nombreuses visites destinées à lever doutes et incertitudes, toujours plus nombreuses au fil de l’acquisition des connaissances. Des heures de conseil et d’expérimentations-démonstrations.
Mais aujourd’hui ? Le numérique s’est imposé aux guitaristes dans tous leurs périphériques. Impossible d’en maîtriser l’ensemble des fonctions, paramètres et inter-connections. Tandis qu’au même moment, de vieilles technologies refont tendance, telles les lampes. La mondialisation propose aux musiciens un catalogue d’instruments de tous types, à tous prix. Quelques vendeurs en ligne se sont imposés et sont devenus incontournables, ridiculisant le stock que pouvait détenir un magasin physique.
Alors oui, je chante avec vous, amis, anciens collègues vendeurs, le blues du bouclar de guitares et je me souviens du Pigalle des années 80-90 où, sur un périmètre réduit, se côtoyaient 80 magasins de musique.
Novembre 2021, autres temps, autres mœurs...


Éditorial d'octobre 2021

Auteur : collectif - Publié le : mer. 06 Oct 2021 08:39 - (1525 Lectures)
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Ce sont de drôles d’oiseaux, les musiciens. Souvent nocturnes, ils planent au-dessus de la mêlée. Ils ont des préoccupations étranges qui ne touchent qu’au plaisir, qu’aux émotions, qu’au spectacle auxquels ils consacrent leurs talents, leurs savoirs et leurs pratiques quotidiennes.
Parfois, cela ne dure que le temps d’une l’adolescence, parfois un peu plus longtemps. Parfois on en fait son métier mais, souvent, cela reste un loisir avec lequel on occupe ses temps libres.
Rares sont les élus qui en font un mode de vie, y consacrant chaque jour de leur existence. Ils traversent les continents, avalent les kilomètres, enchaînent dates et tournées entre deux séances de studio à l’autre bout du monde et, pour peu qu’ils appartiennent à l’un des plus populaires (et anciens) groupes de rock du monde, ils deviennent des légendes vivantes.
C’est ainsi que vécut Charlie Watts, qui vient juste de poser, pour toujours, sa paire de baguettes. Une vie consacrée au tchac-a-poum, en fond de scène, une existence dédiée aux tempi métronomiques que personne n’écoute vraiment mais sans lesquels il n’y a pas de rock’n’roll et - vous l’aviez deviné - encore moins de Rolling Stones.
Adieu Charlie, donc, et merci pour tout !
Tu peux enfin délasser tes bras, tes poignets et tes jambes. Le rythme est là pour longtemps encore, sois tranquille. Derrière des fûts et des cymbales ou via des programmations et des séquences, la relève est bien là, qui assure la continuité de la Pulsation.
Aux commandes de vos invraisemblables machineries, soutiers du rythme, jamais sur le devant de la scène, vous êtes le coeur battant, l’infatigable pompe, de la musique populaire. Même si on ne sait pas toujours vos noms ni vos visages, sans vous la mélodie serait une petite chose orpheline.
Gardez le tempo !



Éditorial de septembre 2021

Auteur : collectif - Publié le : mer. 08 Sep 2021 11:36 - (1239 Lectures)
Éditos
En ce début du mois de septembre 1458, Jehan et Geoffroy cheminaient depuis trois jours, en provenance de la ville d'Agen, en direction de la cité de Toulouse où ils étaient attendus pour animer les noces d'un riche négociant.
La mule, chargée de leurs bagages, du luth et de la viole semblait montrer quelques signes d'épuisement, en cette douce fin de journée, aussi s'étaient-ils arrêtés pour la nuit au coeur d'un verger abandonné.

Les deux musiciens avaient évoqué, non sans inquiétude, la traversée, prévue pour le lendemain, du pays de Malbourg.
Depuis des années, troubadours et bateleurs évitaient scrupuleusement ce secteur dont le Maître, Sieur Sénèstre, avait aboli musique et théatre, après le décès accidentel de sa fille, dix ans auparavant. Incapable de surmonter son chagrin, le Maître avait sombré dans l'aigreur et dans l'amertume, privant ainsi son peuple des quelques distractions qui rendaient sa laborieuse vie rurale moins triste et moins éprouvante.
Ainsi Jehan et Geoffroy envisageaient-ils, autour d'un feu de bois, les différentes options de contournement du pays de Malbourg. Vers l'Est, une journée supplémentaire de marche en terrain accidenté et vers l'Ouest, un cheminement en terrain plat mais un détour de plus de deux jours.
Ils en étaient là de leur conversation lorsque surgit de la haie ceinturant le verger, un groupe d'hommes, de femmes et d'enfants en haillons, la mine sombre et le regard triste.
Passée la première frayeur, voyant qu'aucune intention belliqueuse n'animait le petit groupe, Jehan convia près du feu de branchages un homme agé qui paraissait être le meneur de la petite troupe. Ce dernier expliqua à quel point le pays de Malbourg, dont ils étaient originaires, se languissait d'être privé de musique et comment les villageois alentour se laissaient mourrir de désolation et de désespoir, laissant des lignées sans enfants s'éteindre, des fermes à l'abandon et des récoltes sans moissons.
Ces pauvres hères, tous marqués par la misère, la tristesse et les privations, avaient apporté des paniers de victuailles et un tonnelet de vin âpre mais fruité, offrandes qu'ils proposèrent en échange de quelques airs de musique dont ils étaient si cruellement privés depuis trop longtemps.
Malgré les fatigues du voyage, les deux musiciens attendris sortirent leurs instruments du paquetage, s'accordèrent puis improvisèrent un répertoire où il ne fut question que de fête, de joie, de danse, de soleil et d'amour.
Ces réjouissances improvisées durèrent toute la nuit et, au petit matin, tous les visages étaient souriants, béats, les corps s'étaient dénoués et tous dansaient, comme envoutés, autour des braises mourantes.

Au printemps suivant, le bruit avait courru dans tout le Pays d'Oc que Sieur Sénèstre avait été déposé par une jacquerie. Il aurait pris la fuite, ses soldats ayant déposé leurs armes dès les premiers sursauts de la révolte, prenant ainsi le parti des villageois assoiffés de rythmes et de mélodies tout comme eux-mêmes.

De retour de Toulouse, Jehan et Geoffroy firent une halte en Pays de Malbourg où ils festoyèrent 4 nuits et 5 jours, accueillis comme des princes par des villageois enthousiastes et joyeux, qui leur exposèrent leurs projets vers un avenir libre et autonome.

Jehan rédigea en 1472 un traité de théorie musicale où il évoquait clairement le pouvoir libérateur de la musique. L'ouvrage fut interdit par les autorités civiles et cléricales.
Jehan et Geoffroy poursuivirent leurs périples occitans toute leur vie durant, entre fêtes villageoises, places de marché ou noces bourgeoises et c'est à côté d'une petite chapelle dominant le Malbourg qu'ils reposent en paix.

C'est la tradition orale qui, jusqu'à nos jours, a transmis à l'inconscient des artistes l'enseignement censuré de Johan : la musique est émancipatrice.
Mais vous le saviez déjà, n'est-ce pas ?...
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sub26nico, 15:02, ven. 01 Jul 2022: Salut et bienvenue à petrusv et OlivSpai :-)
olinuxx, 21:18, mar. 28 Jun 2022: Bonjour et bienvenue à zenon cool
bluedid29, 21:30, lun. 27 Jun 2022: Et hop, nouvelle interface audio AUDIENT iD4 testée sur LibraZiK-4... ...impec :-)
PascalC67, 15:21, dim. 26 Jun 2022: Merci Olinuxx :-)
olinuxx, 08:51, dim. 26 Jun 2022: Merci pour les retours Bluedid29 et PascalC67. Bonnes musiques à vous !
olinuxx, 08:51, dim. 26 Jun 2022: Bonjour et bienvenue à PascalC67 cool
PascalC67, 00:23, dim. 26 Jun 2022: Bien joué Olinuxx. :-) Librazik4 + Harrison Mixbus 32C + Bitwig studio 4 + 01V96i
bluedid29, 22:12, sam. 25 Jun 2022: Test en cours LibraZiK-4 et nouvelle interface audio Audient iD4... ...tout se passe bien, super boulot olinuxx :-)
PascalC67, 19:39, sam. 25 Jun 2022: Bonsoir. retour d'un ancien. Je vais tenter une installe de Librazik 4 sur l'un de mes HPZ sous XEon et 01V96i. Si ca tourne bien j'envisagerai ... de connecter une carte MERGING via AES67 dessus en ethernet
Jim-Bo33, 16:42, sam. 25 Jun 2022: Bonjour Olinux, finalement j'ai retrouvert mon login et mon logon. tout va bien
bluedid29, 19:24, ven. 24 Jun 2022: Et hop,distribution LibraZiK-4 installée à partir de Debian 11 Voyager, y'a plus qu'à tester ! Bon week-end :-)
olinuxx, 20:50, mer. 22 Jun 2022: Bonjour et bienvenue à agp cool